récit d'une femme aux fouets

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récit d'une femme aux fouets

Message  Invité le Ven 23 Déc - 8:05

23 descendre, il est 5H22

Par où commencer? C'est une idée bien étrange d'écrire ainsi un journal. M'enfin bon, maman m'a offert ce carnet, il faut bien que je l'utilise à quelque chose. Et puis, j'ai dans l'idée que c'est plus pour elle que pour moi. Je sais qu'un jour, je serais célèbre. Au moins, nous n'aurons pas à payer quelqu'un pour écrire ma biographie. Economie de kamas, remercions Enutrof!

Par où commencer donc... Plus j'y réfléchis, plus je me dis qu'un résumé du "pourquoi du comment" j'en suis arrivé là serait bon. Ou plutôt, il serait bon que je commence par parler de LUI. Il est extrêmement frustrant de savoir que ma véritable vie débute par la rencontre avec un homme. Mais encore maintenant, je nourris à son égard des sentiments profonds, alors je suppose qu'il mérite une petite place dans tout ce bordel. Ma vie d'avant si je puis dire, ne vous regarde pas. Je ne veux pas la partager avec vous, parce que vous n'avez pas à tout connaître de moi. Si un jour je dois en parler, ça ne sera pas dans ces pages.

Car c'est avec la rencontre d'Isho que commence mon aventure chez les Bananas.

C'était encore à l'époque où nous vivions sur quatre petites îles. Elles se nommaient Mork, Sevamor, Ohm, et enfin Emelka. Je me souviens très bien de ce jour. Je venais d'avoir mes dix-huit ans depuis peu, et je partais en Emelka pour honorer une commande. Fille de marchands oblige. J'ai toujours été un peu garçon manqué, malgrés les airs de princesse que je me donne. Je n'étais pas devenue sacrieur comme mon père pour rien. Gloire soit rendue à la déesse en passant. Ne me demandez pas comment d'une simple commande à honorer, je me suis retrouvée au cimetière de la nation. Apparemment, une pénurie de gostoplasme sévère touchait le village. Et je refusais catégoriquement de payer un supplément pour m'en procurer alors que je pouvais moi même me servir. Faut pas déconner non plus. Enutrof ne me pardonnerait jamais un acte pareil. En tout cas, c'est là que j'ai rencontré pour la première fois ce maudit branleur.

Dart Isho.

Ecrire son nom me procure toujours autant de frissons. J'ai merdé avec lui... J'en ai conscience. Ce maudit dragueur des bacs à sable. Imaginez donc ce pseudo sacrieur, plus jeune que moi, venir me tendre une main "secourable" avec un sourire se voulant charmeur. J'ai compris son petit tour en quelques secondes. Je me souviens encore de son "besoin d'aide ma jolie". Affreux va. Ma foi en sacrieur me disait de ne pas accepter. Sans compter qu'il était louche, pas besoin d'impliquer un jeunot dans l'affaire. Enutrof me criait "DE LA MAIN D'OEUVRE GRATUITE"...
J'ai écouté papy.
C'est comme ça que je me suis retrouvée en groupe, à me battre comme une possédée pour cette maudite ressource. Encore aujourd'hui, je me demande ce que je serais devenue si j'avais dit un simple "non". Sans doute marchande, comme mes parents.
Ce qui a suivi n'est pas intéressant. Il m'a dragué comme un bleu. Quand il a vu que ça ne marchait pas, il a commencé à m'insulter sur ma roussitude, et sur ma faiblesse. Là, je dois dire qu'il a commencé à me plaire. Nous nous sommes quittés sur ces paroles, sans plus. Une rencontre banale, dans un cadre banale d'une affaire banale.

Ce que j'ignorais, c'est que j'allais le revoir quelques mois plus tard. Je me précipitais vers le donjon bouftou, dans l'espoir de récupérer de la laine quand je l'aperçus. Toujours à Emelka, il flannait tranquillement dans le soleil pâle du début de l'automne. D'ailleurs, sa façon de s'accouder à la maison d'alchimie du village était suspecte. J'ai honte de l'avouer, mais je me suis arrêter pour l'observer. Il me faisait rire. Par contre, c'est une grimace qui s'afficha sur mon visage quand il me reconnut. Une petite blague bien placée, et il m'abordait joyeusement, me proposant une fois de plus son aide. Il semblerait que "mes progrès au combat ne me permettrait pas de me faire ce donjon seule".
C'est ainsi que nous avons débuté notre seconde expédition.
C'est ainsi que nous sommes devenus inséparable.

Je passais mon temps avec lui. Dès que l'occasion se présentait, je fuyais le rejoindre. Nous passions notre temps à nous chamailler. De disputes en disputes, nous devenions plus proches. Plus forts aussi. C'est grâce à lui, le premier, que je sortis mes fouets enflammés. Nous frappez l'un l'autre nous stimulais. A ces côtés, je deviens féroce. Je deviens prédatrice. Je le protège, je couvre ses arrières tandis qu'il assure les miennes. Nous unissons nos forces, nous mélangeons notre sang, nous...

Hmmm...

Je vais peut-être m'arrêter là pour la description. Je pense que vous avez compris. Bref. J'ai fugué de chez moi à ce moment précis. Ensemble, nous avons monté un équipage de pirate. Dont j'ai trouvé le nom. Beaucoup le trouve ridicule. C'est vrai que "Bananas pirates", ça fait bizarre. Moi je l'aime bien. Il est exotique, et rigolo, tout en disant clairement ce que nous sommes. Je me suis faite le tatouage-blason sur l'omoplate. Je tiens à préciser qu'on est pas de vulgaires truands. Nous ne violons pas les femmes, parce que je ne le permets pas. Nous ne tuons pas pour le plaisir. Nous ne sommes pas des monstres, et ça ne rapporte rien. Ce qui nous intéresse, c'est l'argent, et le plaisir. Même si actuellement, j'ai plus l'impression d'avoir endossé un rôle de mère de famille. D'ailleurs, beaucoup d'ancien me manque à présent.

Je pense ici à ces premiers qui nous ont rejoint... Blaze, Sigile et son iop, Gaia, et Flosh Hadow (dit ponopon le rouge, le cracheur fou, le xelor le plus funky du monde des douze... Hahem...). Ils me manquent. Nous les avons recrutés peu de temps après, alors qu'Isho et moi continuions à nous chamailler. C'était une époque rude, on nous prenait pas au sérieux. Putain. Quand j'y repense, je rage et je pleure. Le respect, ça se perd si vite! A l'époque, on apprenait rapidement à me craindre! Je sais que désormais, je fais toujours trembler les gens mais... Mais c'est plus aussi automatique. On veut prendre la relève, on ose même prétendre à MON titre de seconde. Comment pouvez vous croire un instant que je vais vous laisser ma place. JE SUIS les Bananas. Lui et moi. Et ça, personne ne me le retirera jamais, même si pour cela je dois redevenir la plus cruelle des femmes que les quatre nations aient connues!!
...Je m'égare à nouveau non?!
Je pense que tout le monde a deviné la suite... On a beau se disputer, je suis tombée amoureuse de cet imbécile. Depuis toujours, ça consiste en un "je t'aime moi non plus". Je sais qu'il me trompe. Ou en tout cas, qu'il m'a trompé. Il draguait déjà pour me jalouser. J'ai appris à faire la part des choses, et à savoir profiter de la vie dans mon coin. Ca m'a d'ailleurs appris de bien belles leçons, que je vous raconterais plus tard.

M'enfin, je viendrais sans doute crocheter deux trois évènements marquant qu'on avait écrit dans un autre journal, ici. De ce premier chapitre, retenez simplement nos règles, et notre amour pour la piraterie. Deux passionnés se sont rencontrés, assoiffés d'aventure. Retenez le nom des Bananas pirates. Retenez tout ce début de récit. Je ne raconterais pas plus en détails cette histoire entre lui et moi, parce que tout comme ma vie à Mork, ça n'appartient qu'à moi seule. Un jour peut-être. Sachez simplement que nous sommes indissociables. Nous sommes l'histoire.

Aranael



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Re: récit d'une femme aux fouets

Message  Invité le Ven 23 Déc - 8:33

23 descendre, il est 6H06

'Ptain, je fatigue. J'ai pas relu ce que j'ai écrit avant, et je compte pas le faire. Si en plus je dois me corriger, ce livre ne se finira jamais. Ca sert à rien. Par contre, je viens de me souvenir qu'à la base, je devais aussi raconter ma journée. Bon... J'irais dormir après, si j'ai le temps. Je sens déjà que ça va pas être croton.
Alors heu...
Heu...
HA OUAI! La journée avait été plutôt paisible, puisque j'étais allée chercher de quoi décorer mon joli havre-sac. J'aime Nowel. D'ailleurs, je dois penser à des cadeaux pour mes affreux. Quoi que... Non, ce serait me montrer faible. Pour Nowel, je ferais peut-être l'effort de ne pas leur faire du mal. Sauf Woh'. Lui il mérite un cadeau. Et Isho. Parce que c'est Isho.
Bref. Je suis arrivée à Sufokia, c'était encore le merdier. Y'avait le capitaine qui combattait avec Hizea. Vous savez, la sacrieur qui fait honte. Elle se bat bien elle a l'esprit pirate mais... ROSE. ELLE PORTE DU ROSE. Et des ailes d'eniripsa. Et en plus elle sort avec Veldron. J'aime bien Veldron, il me fait rire. Par contre lui me déteste, et j'ai toujours pas compris pour quoi. Connard. Bref bref bref! Ecris Ara bordel!!
Oui je disais! Il se battait contre un certain "Cyd" et une "Blanche" machin... Je les connais pas, et je m'en tape. Mais c'était le bordel et ça m'énerve. Surtout quand Pacif' est pas foutu de m'expliquer ce qui se passe. Je me suis posée dans un coin, jusqu'à ce que Woh' arrive en hurlant après moi, et finisse par me sauter dessus.
C'est bien mon petit Woh' chéri ça. C'est fou comme je le trouve adorable, il a su taper en plein dans mes instincts maternels. A son pantalon, y'avait une certaine Elea... Eleo... Une osamodas qui refusait de lâcher. ENCORE une nouvelle dont on ne m'a rien dit. Ca aussi, ça m'a énerver. J'ai été obligé de taper dans le tas pour sauver mon bébé. Cette petite glaie m'a bavé dessus tandis qu'Hizea crachait à mes pieds. Isho se pavanait en m'ignorant, Veldron boudait dans son coin, et Woh' qui semblait totalement défoncé comme la petite à fuit. J'ai vu rouge. Pardon encore à la déesse, mais elle méritait une punition; Rétro gradage directe, et piétinage pour la petite. Le pire, c'est qu'elle a osé continué à me défier. Vous comprenez ma déesse, je pouvais pas laisser passer ça. Il fallait que je tape. Et puis, c'était pour vous rendre hommage.

Je me suis donc jetée sur Hizea, et je lui ai appris la vie grâc eà mes fidèles fouets-tatouage. Et petite parenthèse en parlant de ça, qu'est-ce qu'il fout ED'?! Putain, il me manque ce con. Il commençait à devenir franchement attirant. Et il était violant au pieu, j'en demandais pas plus.
Quand j'en ai eu fini, ma chérie est venue s'incliner devant moi, me traitant de modèle. Je sais pas qui a balancé l'astuce de la flatterie, mais ils en usent et abusent les mignons.
Et évidemment, Isho devait se foutre de ma trogne, sinon c'était pas drôle. J'ai pas mes règles, mais j'aime pas le bordel non organisé. Et Isho me manque aussi. Vu qu'il devait encore m'esquiver, je l'ai choppé au bar pour une revanche. J'adore quand il me tape. C'est ça la différence entre lui et moi. Je suis la force brute, il est la subtilité. Il réfléchit à tout quand il se bat. Ca me fascine. Surtout avec sa force. Ce n'est pas pour rien que c'est notre capitaine. Mon capitaine. Je ne lui ai jamais dit, et je compte pas lui balancer de si tôt, mais je le respecte énormément pour tout ça. J'ai eu des doutes, mais il a toujours su me prouver qu'il était le meilleur. Je ne tombe pas amoureuse de n'importe quel iopette. Il est ma plus grande fierté. Quand, il y a quelques mois, il a vu que je le battais à plate couture, il s'est entrainé pour à nouveau me mettre à genoux devant lui. Ca me met toujours en rage de perdre, mais bon... Un rapide baiser volé, et je file. Après mes deux semaines d'absences, il me reste encore beaucoup à faire. Je reviendrais dem... Attends, il est six heures. Je reviendrais ce soir, si je suis en forme, pour inspecter tout ça. Je veux pas encore donner une raison à Veldinou de se plaindre de moi; Connard, encore une fois.

Bon allez, cette fois je vais vraiment dormir. J'éclaircirais tout ça plus tard. J'entends les pious... Hmm... j'ai mal...

Aranael


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Re: récit d'une femme aux fouets

Message  Invité le Lun 26 Déc - 10:00

26 descendre, il est 7H25

[i][justify]Je viens de relire ce que j'ai écris avant. C'est pas joli joli. J'aurais peut-être dû me relire avant de poursuivre. Mais bon, ce qui est fait est fait, et je compte pas le refaire. C'est une trace, et elle doit restée telle que je l'ai écrite sur le moment. Les émotions ne transparaissent pas sinon, et moi, c'est ce qui m'intéresse dans ce journal.

Enfin, là n'est pas le soucis! Pourquoi je le rouvre maintenant? Parce qu'ill y a pas mal de chose à raconter, comme par exemple l'élection de miss et mister...Sufokia. Alors ouaaaaiii, je devais déjà décrire Brâkmar. Mon connard de gelutin (qu'il crève) avait été jury, tout comme moi à Bonta. Dans la logique des choses, j'aurais dû l'être pour Sufokia. Mais j'ai fait mieux. Quand j'suis arrivée sur place il faisait froid, très froid. moins 15 degrés il parait. Retenons bien ça, c'est important pour la suite. Je suis arrivée au stade, mais il n'y avait personne. Le temps sans doute, en aura refroidi plus d'un. Voyage semblait désespéré, tandis que Lagotar (grand xelor tout puissant, je vous aime) galérait à trouver des candidats. Mais... Mais j'suis fière. Les bananas sont venus en masse; C'bien simple, il n'y avait quasiment qu'eux. Quand j'y repense maintenant, j'ai envie de les choyer. C'est un honneur, et un privilège, de mener une troupe aussi formidable que celle-là. Encore maintenant, je devrais les remercier. Et donc, comme il manquait des gens et bien... J'ai réussi à gruger. Je sais pas pourquoi, mais il semblerait que maitre Lagotar m'aime bien. Du coup, tout en étant amaknéenne, et avec la "promesse" de changer de nation sous peu, j'ai pu participer au concours.

Par les douze, ça jasait! Holalala oui, ça huait dans la foule! Mais... Isho participait aussi. Il y a un an de celà, pour la petite histoire, nous avions participé en duo à un concours de "Fashion victim'" organisé par le cuga. Nous avions tout les deux décidés de miser sur le côté "pirate". Ce fut payant, puisque nous avons gagné. Ensemble. Alors, même si notre relation est devenue compliquée, je voulais remettre ça. Ce serait simplement merveilleux!

Le concours a débuté par... Une demande du maitre. Se mettre en sous-vêtements. Par ce froid. Non, je ne déconne pas. Mais, si ils pensaient que ça allait me décourager, ils rêvaient tous. Je suis ARANAEL. Par la déesse, je ne crains ni le froid, ni la chaleur torride. Et j'aime suffisemment mon corps pour l'exhiber à tous. Ce n'est qu'un défi de plus. Je me suis donc déshabillée rapidement. Je les voyais tous galérer, tandis que je tremblais. Ma peau était dévorée par le froid. Ca mordait en tout sens, c'était insupportable. Je ne sentais plus mon corps à certains endroits. Ma tête tournait.
Nous étions tous lamentable. Mais je devais tenir bon. Sufokia, c'est une île paradisiaque. Pour devenir miss d'un endroit pareil, il faut savoir vendre du rêve à son public, quel que soit la saison. C'est une réputation. Alors j'ai bombé la poitrine aussi fièrement que possible, mettant à disposition mon bonnet E. Merci la déesse pour cet attribut. Je ferais ce concours de beauté sans miser sur les vêtements. Au moins pour le début. Le principe, c'était de se crêper le chignon avec des poissons. Les poissons servaient à payer des actions. Haaa... En face, y'avait ma petite xelorette, Paci truc, un chacha blanc et... Une iopette.

Je les voyais galérer pour m'enlever des points, je les voyais galérer pour se saper. Hahaha. Je sentais la peur émanant d'elle. Je savais qu'elle me craignait. Paci truc ne serait pas un obstacle, parce que je suis sa supérieure. Mais les deux autres... Quand j'y repense je ris encore. Je les provoquais, à restée nue. Je voyais le jury, et même ce vieux maitre me fixer avec délice et admiration. Je les voyais, m'élever au rang de reine, se laissant impressionner par ma force. La nature ne me fait pas peur. Je ne m'écroulerais pas. J'avais un peu peur de Veldron, dans le jury. Veldichou me déteste toujours autant, pauvre bougre qu'il est. J'ai beau lui mettre une raclée à chaque fois, il n'en démord pas. Mais là, il me regardait, encore et encore. Oui, même dans ses yeux à lui, je pouvais voir l'envie.

Regardez moi. Acclamez moi. Je suis Aranael, je suis sacrieur. Je suis belle, belle à en mourir, et je n'ai peur de rien. Regardez moi.

Je m'obstine à rester dans mon simple appareil. Deuxième manche, une cape et des chaussures ouvertes. Rien de plus. Et même ça, c'est trop.
Allez-y mes jolies, mes douces, allez-y, détestez moi. Je peux voir la jalousie dans vos yeux. Vous essayez de me prendre tous mes poissons tandis que je m'obstine à vous trainez plus bas que terre. Je vous le domine, vous le savez, et vous n'aimez pas ça. La troisième manche commence. Elles s'acharnent toutes, garces que vous êtes, à me retirer des points du jury. J'utilise mes poissons pour savoir qui est en tête. Le maitre me dit que c'est moi, avec un sourire sous son masque.
Garces, garces. Vous avez peur, vous savez que vous allez perdre. 12 POINTS. J'ai perdu 12 POINTS dans cette manche! Un simple bonnet pirate, pour clore ce concours, et l'affaire est jouée.

Les insultes fusent. Du côté des hommes, Je n'ai pas trop suivi, mais ce ne sont que des Bananas. Et le gagnant, c'est Isho bien sûr. Mon Isho, mon amour, tu es beau. Tu as du charisme, tu devais gagner une fois de plus. J'attends en grelottant. Un sourire illumine alors mon visage, tandis que le poison des autres se répand vers moi. J'ai gagné. Comment ai-je pu douter?

Je suis miss Sufokia 969. Avec Isho. Mon amour, une fois de plus, notre équipage a gagné. Tu rayonne de joie, tandis que je te saute dessus. Tu me tiens contre toi, nous nous faisons acclamer. Je dois récompenser Veldron, à tout prix.

Lagotar nous interpelle alors pour entrer dans son sac. Interview, photos. C'est avec une joie dissimulée que je me rhabille et que j'entre. Son vieux rhum, gentillemment offert, me brûle la gorge. Les questions commencent, et je me délecte de notre victoire. Je provoque, je mets au défi nos concurrents, car je sais qu'Isho pense comme moi: nous serons miss et mister monde des douze.

D'ailleurs *l'article de l'Echo du dragon sur le sujet est collé à la suite*

voilà, pour le prouver. Par contre... Le vieux m'a proposé de poser nue. Il semblerait que je l'ai impressionné, au point de vouloir plus tard faire un article sur moi. Isho grogne et boude mais... Je ne PEUX pas rater une occasion pareille. Je veux le faire. Je veux qu'on m'admire, qu'on me glorifie. Je veux devenir une reine crainte de tous. Alors, si je dois commencer par les séduire, je le ferais. Larves, vous ramperez à mes pieds. Ils semblent mal, face à mon aisance. Isho boude, je le vois clairement. Surtout quand Lagotar, en réponse à mon "si je ne peux les soumettre par la force, je le ferais par la séduction" me fait une étrange... Déclaration. J'avoue que ça m'a décontenancée. Mais je me sens heureuse, et rien ne pourra gâcher ça.

Nous partons enfin. Je retiens Isho par la main, doucement.Je peux lire la réticence dans ses yeux, et je comprends alors ma bêtise. Je dois lui dire. Un baiser, deux baisers, et je me déclare à lui. Je ne veux pas te perdre mon Isho, parce que toi et moi nous nous complétons. Toi comme moi, nous sommes des pirates, nous avons tout créer ensemble. Et même si tu ne peux plus m'aimer comme avant, même si tu me trompes, ça m'est égal. Je veux encore sentir ton corps contre le mien, je veux encore sentir tes lèvres, et entendre tes murmures incompréhensibles quand je te fais des avances. Mais tu ne réagis pas. Je t'embête hein? Je suis un fardeau pour toi? M'en veux-tu, d'avoir voulu connaitre autre chose? M'en veux-tu, de profiter alors que toi tu ne te gène pas? Désolée mon amour, mon tendre, mais je ne suis pas une de ces femmes soumises. Ou en tout cas, je ne le suis plus.

Je recule, tu ne me retiens pas. Les larmes perlent malgrés la joie, la douleur commence à s'insinuer dans mon coeur. Je recule, encore, et encore, sans que tu ne fasse un geste. Un "bonne nuit" du bout des lèvres, et je prends la fuite comme la voleuse que je suis. J'attendrais Isho, mon amour, j'attendrais.


On est le 25 descendre, et c'est Nowel. Je suis partie rapidement, fêter ça avec maman et papa. Je leur avais promis. Mais ça, ça n'entre pas dans ce récit, je passerais outre. Nous verrons ce que la journée nous réserve...
















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